Coup d'oeil dans l'rétro, la suite...

Publié le par B.O.C.C

... Mais toujours pas l'inverse.

Commençons tout d'abord ce nouvel article en ayant une petite pensée émue pour un anniversaire, celui de la Féria 2008 (à 1 semaine près comme le fera remarquer un rital insupportable mais qui sait en l'occurence de quoi il parle pour des raisons qui lui sont propres). Les lecteurs pourront se reporter à l'excellent article Feria jahman  pour avoir une idée de la portée de l'évènement l'année passée.
Cette année, la traditionnelle fête fut un tantinet plus insipide. Est-ce-dû au mauvais temps (toutes les manifestations sportives ont été annulées, mis à part le pesé de jambon), à l'absence d'anciens, à l'absence de com', à l'absence d'ambiance "Feria"...? Expatriés, ne regrettez rien, l'édition 2009 avait le mérite d'exister, mais le coeur n'y était pas. C'était une sorte de "gros" concept (et encore, les concepts avant, c'était aut' chose...) en rouge et blanc, mais malgré les bars ajoutés dedans et dehors, on ne vit pas de Fred mart****, peu de Roland O. (accompagné de son a(l)ccolyte Michel S., lui même un peu plus terne que d'habitude. Heureusement la fille de notre "inspectrice à jamais" y fit une petite apparition, histoire de respecter la tradition, de même que certaines désormais célèbres "cousines". Bref, fermez le ban, circulez, ya plus rien à voir.


Reprenons plutôt le fil de notre précédent pamphlet : le résumé des instants marquants du BOCC version été-rentrée 2k8/2k9. On a vu un célèbre pompier vendéen fréquenter son salon favori (cf son amour passé pour le fauteuil : B.O.C.C Crémaillère : Chapter One - L'article enfin...  ). Nous eûmes aussi la visite, que dis-je, le retour aux sources d'un "camarade", qui a retourné sa chemise de révolutionnaire montalbanais pour enfiler costume et Ray-ban. On dit dans les milieux autorisés que cet "honorable correspondant" se fait connaître sous le nom d'une célèbre barre chocolatée... Bref, ce fut l'occasion de découvrir "Ze summer 2008 place to be @ Tolosa " : l'envol. Petit bar d'aérodrome à l'origine, situé juste à côté de la piste de Lasbordes, il a été pris d'assaut par "la nuit toulousaine" l'été dernier (Une dizaine de grosses berlines d'outre Rhin et autres 4x4 Cayenne stationnés devant chaque soir !). Et quand on sort dans ce genre d'endroit à peine surfait, il faut savoir ne pas passer pour un plouc : hop, deux jolies filles, deux coliers à fleurs, et c'est parti pour une soirée hawaï au pays du cassoulet boudu !


 

 

Bon, cessons de tourner autour du pot, même si ça n'a rien à voir avec les fleurs et les belles plantes (j'ai pas osé "potiches"...) de la photo ci-dessus. LA suite que vous attendiez, c'est cette anecdote aux contours flous, esquissée dans l'article précédent...

Je replante vite fait le décor : il s'agit du trajet retour d'une soirée au foyer. Les personnages se rentrent au BOCC 38 jolimont represent, pour plonger dans les bras de morphée à défaut d'avoir trouvé des bras plus accueillants côté roseraie. Le plus râleur de tous les temps ponctue ses pas chaloupés de petits "Oh les gars, ça va pas êt' possib' !" Constatant les ravages de la bretonitude, j'épaule le pauvre hère hagard (c'est pour le style), secondé par mon fidèle éccuyer malais, qui telle une mouette rieuse se moque du naufragé de cette terrible soirée. Enfin, pour colmpléter le tableau (on dirait presque le radeau de la méduse), houspillant son mousaillon, Eric le rouge de bourgogne (n'avait pas que l'origine du breuvage, son sang aussi devait avoisiner les 12 degrés ce soir là...) tonne de sa voix de fin de soirée. C'est en vue niveau de l'ilot de verdure perdu au milieu d'un océan de bitume (le rond point sous le métro quoi) que se déroule sous mes yeux médusés (cet article sent la marée) une scène d'anthologie. Là mesdames et messieurs, ça n'est pas "un de ces ptits riens qui gnagnagni gnagnagna jfais le poète prosaïque des temps modernes", NON ! C'est un enchaînement de répliques à faire se rhabiller les plus illustres auteurs tragiques que nous ouïmes en ces heures tardives.

Le bretonneux venait de s'échouer sur un haut fond verdoyant (bref il était allongé dans l'herbe à côté de la petite haie près du rond point).

"Ha les gars laissez moi là 5 minutes, foutez moi la paix, allez vous coucher sans moi jvous r'joins tout d'suite"

Ne pouvant supporter ce naufrage de la condition humaine le capitaine intervint de toute la turionité dont il était capable, et ordonna :

"Allez roga, on me monte ce postérieur, hopop!"
Et comme tout bon capitaine, il veille à la bonne exécution de la manoeuvre :
"Nazir, vous surveillez faro ?
- faro c'est garo ??" demanda le second malais, d'une voix quelque peu nasale.

A la mer comme sur terre, l'autorité ne supporte discussion. Sentant son ascendant ébranlé par cette question, son milésime ne fit qu'un tour, le capitaine tonna :

"Qu'est-ce tu m'parles toi avec ton haleine de nouille !!?"
Cette rélexion faite, son esprit vagabonda l'espace d'une seconde, et il chantonna alors un remix d'un célèbre classique du vocal jazz "Dansez sur moi".
Cet instant poétique fut soudainement troublé par un autre souvenir de la soirée :

"Beuaaarps! 'Tain il est poivré ce pâté ! Et voilà la gamme du si bémol ! Jvous envoie celle de ré dièse ? Zou, un ptit bou d'gruyeton !"
Il faut croire que des reliefs avaient accompagné l'émanation olfactivement désagréable...

Un dernier SOS fut émis d'en bas à 20 cm du sol quand lors d'une ultime tentative, nous renflouâmes le chalutier à la dérive :
"whoaaaa pas trop vite, j'ai le caleçon sur les chevilles!"

Je tiens à rassurer le lectorat, non, notre râleur préféré n'était pas dans le plus simple appareil. Finalement, après un remorquage plus calme jusqu'au 38, nous sommes parvenus à jeter l'ancre, et à nous affaler mieux que des voiles dans nos hamacs et couchettes respectives.
J'ai pu retranscrire les dialogues avec précision grâce à une prise de notes juste avant de m'endormir, car je m'en serais voulu de ne pas pouvoir vous faire profiter de ce grand moment....

A bientôt pour un nouvel embarquement!
xav

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tUtU pouet 04/09/2009 11:26

Et pour faire dans le poétique, je dirais même qu'il s'apprécie comme un grand cru.

tUrLU 04/09/2009 11:23

Ca doit faire la 15è fois que je le lis et ca me fait tjrs autant marrer, comme un con tout seul devant mon péfé!Je resalue l'artiste (non pas ce salut impérial qu'il vous ait été donné de voir une fois au volley monsieur)

bounty 26/06/2009 14:25

Ah bah moi je l'ai relis ce petit article, et je le recommente vivement ! (calembour)

tUtU 23/06/2009 00:09

Jsuis un envoyé spécial d'un nouveau genre. Le genre plutot en vacances.

Rom 22/06/2009 20:17

Je trouve pas ca normal que cet article o combien bien ecrit ne soit pas l'objet de davantage de commentaires. SCANDALE !ps "Tutu, BOCC Correspondant" ? Ah bon ?